Une citadine électrique à moins de 21 000 euros, avec un coffre avant, un coffre arrière et 345 km d’autonomie. Sur le papier, ça ressemble à une promesse marketing. Dans les faits, c’est exactement ce que propose la Geely E2 à son arrivée en France en septembre 2026.
La Geely E2 débarque sur un marché européen de plus en plus demandeur de petites électriques accessibles, et elle le fait avec des arguments solides. Voici ce qu’il faut savoir avant de la commander.
Un gabarit compact, mais une habitabilité qui dépasse les attentes
La E2 mesure 4,13 mètres de long. C’est le gabarit d’une citadine, légèrement plus qu’une Renault Clio, mais la nouvelle Geely E2 optimise chaque centimètre carré de manière surprenante pour sa catégorie.
Côté rangement, les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- 375 litres de volume de coffre arrière, un chiffre digne d’un segment supérieur
- 70 litres de frunk (coffre avant), le plus généreux de sa catégorie selon Geely
- 1 320 litres de capacité totale une fois la banquette rabattue
Ce frunk, c’est d’ailleurs une vraie différenciation. C’est là qu’on range facilement le câble de recharge, sans empiéter sur le coffre principal. Un détail pratique qui compte au quotidien.
Côté style, les lignes sont arrondies, dans la tendance actuelle des citadines chinoises. On note une parenté visuelle avec les Smart #1 et #3, ce qui n’est pas un hasard, puisque Geely est copropriétaire de la marque Smart. La signature lumineuse inspirée d’une plume et les jantes 16 pouces complètent une silhouette soignée, sans surcharge stylistique.
À l’intérieur, le système multimédia Flyme Auto embarque une interface vocale intelligente, un éclairage d’ambiance personnalisable en 256 couleurs et un sélecteur en cristal. L’équipement est généreux dès l’entrée de gamme.
Deux motorisations, deux usages bien distincts
La Geely E2 ne mise pas tout sur un seul format de batterie. Elle propose deux configurations pensées pour des profils de conducteurs différents.
La version d’entrée de gamme reçoit une batterie LFP de 35,35 kWh couplée à un moteur de 82 ch. L’autonomie annoncée en cycle WLTP est de 252 km, avec un 0-100 km/h en 14,2 secondes. C’est calibré pour un usage purement urbain, les trajets domicile-travail, les courses, les déplacements quotidiens.
La version supérieure monte en puissance avec une batterie de 47,14 kWh et un moteur de 116 ch. L’autonomie grimpe alors à 345 km WLTP, et le 0-100 km/h tombe à 11,5 secondes. Un profil plus polyvalent, qui permet d’envisager sereinement des trajets péri-urbains ou quelques escapades le week-end.
Le choix de la technologie LFP (lithium-fer-phosphate) mérite une mention particulière. Ces batteries sont reconnues pour leur longévité et leur stabilité thermique, elles supportent les charges fréquentes à 100 % sans dégradation accélérée. Un avantage concret pour une voiture du quotidien.
La E2 est construite sur la plateforme GEA de Geely, avec un moteur placé sur l’essieu arrière, configuration typique des citadines asiatiques, qui favorise l’agilité en milieu urbain. Le rayon de braquage annoncé est de 4,95 mètres : idéal pour les manoeuvres en ville.
Un positionnement tarifaire qui redistribue les cartes
C’est ici que ça devient vraiment intéressant. Le prix conseillé démarre à 20 990 euros TTC pour la finition Pro en France. Et pour les réservations effectuées avant fin août 2026 sur le site officiel de Geely Auto France, un bon de réduction de 1 000 euros est appliqué sur la commande.
À ce niveau de prix, la Geely E2 se positionne comme l’une des citadines électriques les plus accessibles du marché français, dans un segment où l’électrification reste encore un frein budgétaire pour beaucoup d’acheteurs.
Ce n’est pas un modèle inconnu qui arrive en France en espérant faire ses preuves. En 2025, la E2 s’est imposée comme le véhicule le plus vendu en Chine toutes catégories confondues, avec près de 460 000 unités. Au premier trimestre 2026, elle figurait parmi les trois véhicules électriques les plus vendus dans le monde.
À noter : les tarifs des finitions Max et Max+ n’avaient pas encore été officialisés au moment de la publication de cet article. Les commandes ouvrent en septembre 2026 via le réseau de distributeurs Geely Auto France.
Le groupe derrière Geely, c’est aussi celui qui possède Volvo, Polestar et Lotus. Une caution industrielle qui n’est pas anodine, surtout pour un marché européen encore prudent vis-à-vis des marques chinoises.
La mobilité électrique urbaine change de visage
La tendance est claire depuis quelques années : les automobilistes français cherchent des électriques compactes, bien équipées et financièrement accessibles. La Geely E2 répond à cette demande de façon directe, sans chercher à compliquer l’offre.
L’autonomie de 345 km en version haute couvre largement les besoins hebdomadaires d’un conducteur urbain moyen. La charge domestique sur wallbox suffit pour la plupart des usages. Et le frunk de 70 litres règle définitivement le problème du rangement du câble, un irritant que beaucoup de possesseurs de petites électriques connaissent bien.
La citadine électrique accessible n’est plus un compromis. Avec la Geely E2, c’est une réalité qui débarque sur les routes françaises dès septembre 2026.
